
A M B U L A N C E !
Un spectacle de rue sans paroles utilisant la technique des ombres
chinoises.
Tel
un hôpital aux armées, une équipe médicale
de choc débarque de son véhicule un véritable
arsenal chirurgical pour venir en aide à la population.
Auscultation, diagnostic, intervention : tel est leur credo.
Grâce à leur merveilleuse invention (un écran
de théâtre d’ombres), tout ce que vous avez dans
le ventre est visible, le diagnostic est donc fiable à 100%.
Elle permet également de retransmettre les opérations
en direct !
Sur une proposition d’Yves Coummans de faire
une animation de rue en ombres chinoises pour la Nuit des intrigues
(carnaval de Tournai) sur le thème de l’accouchement,
en mars 2002, le Théâtre du N-ombr’île démarre
une nouvelle aventure.
Habillés en infirmiers , grâce à des marionnettes
de fétus, ils improvisent avec les gens dans la rue sur
le thème de l’échographie. L’idée
d’en faire un spectacle, ou plus exactement l’envie
de faire plusieurs sketchs, coule de source mais reste en gestation.
Les accessoires, documents et idée de sketchs s’accumulent.
A la même époque, notre compagnie est en pleine création
des « trois petits cochons ».
Différentes dates éparses donnent lieu à de nouvelles
expériences, à de nouveaux éléments scénographiques,
de nouveaux gags…
On remarque que le jeu d’acteur prend bientôt plus de
place que les ombres.
L’opportunité de participer aux renc’art de la
FAR nous donne une échéance.
Puis du jour au lendemain (je vous passe les détails), changement
de comédien (Antoine Clette remplace Anne Peeters). Nous choisissons
de faire un show sans parole, dû à l’envie d’être
plus « international » (en vue de notre prochaine tournée
mondiale). Envie aussi d’un travail plus rythmé, plus
propre, plus physique, plus clownesque… On fait appel à
Amanda Kibbel pour nous mettre en scène. S’ensuit un
travail sur la bande son avec Christian Coppin de l’atelier
Graphoui.
Cela débouche sur un petit spectacle de 18 minutes bien ficelé.
Nous essayons maintenant de jouer un maximum ce court spectacle avec
l’envie d’en faire un deuxième ou un troisième,
voir même une version longue . Qui sait?
- L’infirmière sexy, dévouée
corps et âme à la médecine (surtout le corps).
- La grosse infirmière en chef, rongée par son expérience
du métier et par les hommes. Sa seule jouissance dans la vie,
c’est d’jouer du bistouri.
- Un genre de docteur Folmaboule, chauve, légerement libidineux
et porté sur la boisson. Mais il n’en est pas moins l’inventeur
génial de la médecine préventive et de la machine
de visualisation médicale : « l’échographeuse
».
- Le patient choisi méticuleusement dans le public (pas trop
gros, pas trop petit, pas trop sexy) sera la victime de l’opération.
Au début, on nous présente des personnages burlesques
qui ont des rapports entre eux, on est dans une ambiance de film muet
burlesque (Charlot, Buster Keaton, Laurel et Hardy).
Puis ils choisissent une victime et l’auscultent. (Dr Knock).
La folie monte, ils l’anesthésient d’un coup de
marteau (Marx Brothers).
Puis vient l’opération d’urgence, L’univers
bascule, on entre dans la salle d’opération, le labo
du docteur, l’anti-chambre de la mort… on arrive dans
un décor sonore et visuel de film muet expressionniste (Dr
Caligari, Frankenstein…) agrémenté de surréalisme
et d’humour noir. (André Breton)
Le Happy-end : une fin en chanson comme dans les comédies musicales
: « ça vaux mieux que d’attraper la scarlatine
» (Ray Ventura).
Une tente militaire ornée d’une croix orange abritant
un écran d’ombre et des machines savantes ; un poste
de secours à la population après un tremblement de terre
? Un hôpital aux armées dans les bombardements ? Non,
une équipe de médecine préventive dans votre
rue ! Ils ont tout le matériel : civière, chaise roulante,
machine qui fait beep, une petite table roulante pour les accessoires…
Tabliers blancs, gants en caoutchouc, bas résilles…
Écrit et réalisé par le Théâtre du N-ombr’île.
Avec : Antoine Clette, Pascale Deneft et Réjane Hallet.
Mise en scène : Amanda Kibble.
Scénographie sonore : Christian Coppin.
Avec l’aide de l’Atelier Graphoui.
Photos : Nathalie Lambert.
Fiche technique cliquez-moi